Friday, June 21, 2024

LOST episode 13456435

 

Elle avait 24 ans quand elle a rencontré cet homme belge. Elle venait d’arriver en Belgique. Au début, ils ont dû un peu chercher l’harmonie entre eux. Ce n’était pas facile. Elle venait de quitter son pays et sa famille. Pour elle, l’idée de s’éloigner de son pays natal et sa famille définitivement était difficile. Elle avait appris le français au lycée mais elle se souvenait plus trop, elle devait parler presque tout le temps parler en anglais. À L’université, il y avait des étudiants de tous les pays, elle ne les comprenait pas très bien non plus. Elle se sentait pas à sa place. Il y avait des autres histoires d’amour qui faisaient aussi un font de bruit. Après 3 ans, ils se sont séparés. Elle ne savait pas si elle aimait l’homme belge ou cet homme qu’elle avait rencontré en Turquie. Elle n’était pas sure si Papa l’aimait aussi. Elle ne savait pas si elle voulait vivre en Belgique ou retourner à son pays la Turquie et à sa famille.  Elle a quitté l’appartement à Auderghem. Elle a commencé à habiter à Jezus-Eik dans une chambre faisant partie d’une maison familiale avec une maman divorcée et ses filles. Elle était entre deux hommes et deux pays dans cette petite chambre. Retourner au bras d’un homme plutôt traditionnel qui représente la régression, l’instabilité et rester coller à des liens familiaux tordus ou rester avec l’homme qui représente l’ouverture d’esprit, la progression, la stabilité et quitter ce zone de relations envahissantes et cette pression sociale. Elle les aimais tous les deux. Ils étaient tous les deux des belles personnes. Mais selon son éducation et la norme sociétale ce n’est pas accepté d’aimer plus qu’une personne. Au moins à la fois… Même au fond d'elle, elle sait que c’est complètement faux, même elle sait que nous ne sommes pas faits pour être avec une seule personne, à cause de son éducation, pour elle aussi c'est difficile d’accepter que la personne avec qui elle a  construit ses fondations, aime quelqu’un d’autre qu'elle… La dilemme. N’est-ce pas ? Peut -être vous, vous aurez une autre libération qu'elle.

Un jour elle a vu une vision quand elle était avec l’homme de son pays. Elle était physiquement avec cet homme mais spirituellement, elle était avec cet homme belge, mariée, elle avait ses enfants et heureuse. Elle a quitté son pays et cet homme en prenant la décision de ne plus y retourner après. Elle les a quitté ce n’est pas parce qu’elle ne les aimait plus. Mais ce n’était plus possible et vivable pour elle. Tout simplement.

L’homme belge et elle ont discuté pour se comprendre et même ils parlaient peut être pas la même langue, leurs cœurs trouvaient la sérénité l’un à côté de l’autre. Ils voulaient partager le même chemin et ils ont décidé de chercher la maison où ils peuvent fonder leurs racines à deux et donner leurs fruits et leur amour en se divisant en se multipliant. Après beaucoup d'efforts, ils ont réussi à reconstruire leur maison. Ils étaient prêts à accueillir une nouvelle vie et partager leur amour.

Porter une vie dans son corps et mettre cette vie sur terre, c’est une privilège oui. Mais aussi effrayant, toute cette transformation qu’une femme doit subir physiquement et mentalement. Porter cette vie emmène aussi la responsabilité de la protéger à tel point que la vie de toi-même n’a plus beaucoup d’importance à tes yeux mais tu vis pour protéger cette nouvelle vie. Et tu t’inquiètes. Tu ne sais pas comment éduquer un enfant. Personne te l’a appris. Tu ne sais pas comment porter un bébé. Un rush d’hormones, d’émotions au-dessus de ta tête. Tu as tes idées et les gens autour ont des autres. Tu veux être le meilleur parent du monde, tu lis, tu écoutes, tu regardes, tu poses des questions. Tu ne sais pas comment l’accouchement va se passer. Tu auras mal ou pas ? Tu entends pleins d’expériences autour de toi. Est-ce que son vagin va être déchiré ? Est-ce que cela sera une césarienne d’urgence ? Est-ce que cela va durer longtemps ? Est-ce que elle a  de la force pour accoucher ? Est-ce que moi Elle vais survivre ? Est-ce que son bébé va survivre ? Est-ce que son bébé va accepter le sein ? est-ce qu’il va pleurer ? Est-ce qu’il va être en bon santé ? Il va ressembler à son papa ou à moi ? Est-ce que Elle vais continuer à aimer son papa ? Son papa va-t-il continuer à m’aimer ? Est-ce que j’aurais une vie sexuelle normale ? ou Elle vais devoir l’abandonner ?

Qui sera-t-ell après cet enfant ? Qu’est-ce qu’il va changer dans sa vie ? qui va partir ? Qui va rester ? Elle accouche d’un petit garçon de 2kg700 49 cm le 23 Septembre 2018. Elle était dans l’eau. L’accouchement s’est trop vite passé. Il arrive 2 semaines plutôt que prévue. Sans péridurale. elle a mal. Son mari était à côté. En train ramasser les cacas dans l’eau car Elle pousse sans le savoir. elle a mal. L’eau étaient visiblement bouillante. Mais c’était la seule chose qui la faisait du bien. elle est avec son bébé enfin. Qui est en bon santé. Elle le connait pas. On a partagé son corps mais elle le connais pas comme il faut. Elle ne comprend pas. Elle a  l’impression qu'elle vient de sortir d’un match de boxe. Elle ne sait pas si elle a  perdu ou elle a  gagné. Il prend son sein et c’est parti. Le bain, les couches, les visites… C’est son premier bébé. Elle a  difficile à le partager. Elle veut rester dans son cocoon. Ses parents sont là. Ils m’aident beaucoup. Son père se réveille avec moi. Sa mère cuisine. Son mari se balade avec lui quand il est de retour. C'est leur premier. Son fils a pleins d’attention.

C’est un bébé d’amour qui remplit leurs cœurs. Avec ses yeux qui percent leur âme il les apprend à être parent et on redevient des enfants avec lui. On apprend des dinosaures, on commence à voir aussi nos faiblesses et handicapes.  Beaucoup de remise en question. Mais on apprend. On s’excuse. On essaie. Ça reste une expérience bouleversante…

Il grandit. On vieillit. On veut qu’il a quand même un frère ou une sœur. Quand on sera plus là, ils auront toujours l’un l’autre. Les mêmes questions que la première fois.

C’est covid. Elle est en retard de deux semaines. À l’écho son cœur bat trop rapidement. On veut déclencher l’accouchement. Elle a  peur. Elle pleurs. J’appelle son mari. J’essaie de rester calme. Elle vais aller chercher sa valise de la voiture toute seule. Elle prend une douche avant qu’on me donne l’ocytocine. Son mari est là et ça commence autour de 18h. Elle a  des contractions à cause de médicament mais c’est pas si intense comme ça l’était avec son fils. Elle sent que son col n’est pas dilaté. Elle sent que le travail n’avance pas. Mais le cœur de sa petite va mieux. Pour accélérer les choses  car Elle n’a pas envie de passer toute sa nuit à l’hopital, on décide de rompre la poche vers 10h. Et là, les vrais contractions sont là ! elle explose. Elle me mets dans la baignoire. La douleur traverse tout son corps. Elle a  l’impression que c’est un tremblement de terre et la faille passe au milieu de son corps. Elle demande la péridurale. Son mari me prend dans ses bras. Ça me soulage Elle est safe. Mais entre les contractions recevoir cet aguille au milieu de son dos c’est bizarre. La péri fait son effet. Seulement de côté gauche Elle sent encore la douleur des contractions. On me couche sur le côté gauche et là elle a  l’impression qu’on a placé les hautparleurs d’une fête techno dans son ventre. Elle sent la pression des contractions mais plus la douleur. On papote, on regarde des vidéos.

Je commence à avoir une seule envie ! Faire caca !!! et oui accoucher c’est un peu la même sensation. La sagefemme prévient la gynéco. Mais moi elle ne sait plus l’attendre. Elle pousse. C’est sa sage-femme qui le chef d’orchestre et elle la suit. Elle sent un peu ses contractions, un peu ses ordres. Et voilà sa petite fille.

On est alives. On est dans une chambre partagée car l’hôpital est pleins à craquer. Elle se sent bien. Elle sent que elle peut la gérer seule. elle dit à son mari qu’il peut partir se reposer et revenir nous visiter après. elle est seule avec sa fille. Quelle sensation magique de ne pas être dérangé. Il n y a pas d’intrusion. Wow ! à part la peau de son ventre qui pend et ses pieds gonflés comme celui d’un ogre, Elle se sent bien. Juste une sensibilité au niveau de son dos à cause de l’aguille mais c’est tout. Malgré tous les inquiétudes, elle l’aime, elle l’accueille.

Le jour de rencontre avec son frère arrive. Elle ne sait pas comment gérer. Car à côté de son fils de 2ans et demi, sa fille qui vient de naitre a l’air impuissant. Et son fils qu’elle aime autant devient un bulldozer qui peut écraser sa petite poupée sans le faire exprès. Là elle commence à sentir la culpabilité et l’insuffisance en continu. Elle doit répondre à ses deux chefs qui ont des besoins complètement différents. L’un veut aller au parc en même temps que l’autre veut que je nettoie sa défécation ou l’un veut voler au-dessus d’un mur en même temps que l’autre veut aller dormir. Que faire pour garder ces chefs contents ? Sans dormir et rarement trouver des moments pour se nourrir. Lessive remplit jusqu’au-dessus de sa tête. La maison est un bordel. Elle a des fuites urinaires mélangé avec le sang quand elle éternue. ses parents ne sont pas là…

Elle doit de nouveau donner son bébé d’amour à quelqu’un qu'elle ne connait quasi pas (mais ouf c’est l’accueillante de son fils donc ça va) et reprendre le boulot (pas le boulot de Elle mais le boulot pour faire tourner la baraque)…

Là, Elle tombe sur cette accueillante qui est en train d’écouter IAM à fond avec un verre de rosé dans sa cuisine en laissant pleurer sa fille et les autres bébés dans la chambre à côté. Elle l’emmène sa fille qui était clairement en train pleurer plus que 20 min. (merci sleeping training. Grace à toi, elle a  pu détecter le degré de chagrin de sa fille) et là paf. Elle a  confié son fils à cette dame pendant 2 ans… les flashbacks… les moments que Elle disais à son mari qu’il y a des choses bizarres avec elle. Elle m’a dit qu’elle avait trouvé son fils sur la rue devant chez elle. Mais que elle a  continué à lui faire confiance au lieu de faire confiance en elle-même.

Mais la vie continue… Sa belle-mère vient à l’aide. Garde sa fille jusqu’à ce qu’on trouve une crèche. Quelle galère…

La crèche qu’on trouve pour sa fille, c’est son coup de cœur quand on cherchait une crèche pour son fils. C’était une crèche formidable. Chère mais formidable. Elle est reconnaissante.

Elle a  l’impression que les choses sont dans les rails. Elle reçoit une opportunité dans une petite société innovante en même temps que des autres propositions. Elle accepte l’offre de cette petite boîte… Elle tombe dans un environnement toxique. Elle doit avouer qu’il y aussi des personnes merveilleuses avec qui elle apprécie énormément de travailler.  Mais quand on voit que les gens qui mentent et sont pas intègrent reçoivent de promotions ou on donne pas de promotions à ceux qui méritent en montrant ces personnes tordues comme example, là il y a un problème.

Et ce gens sont indifférents aux politiques qui regardent sans rien faire contre les guerres autour du monde (Taiwan, Philistine, Iraq, Ukraine, Syrie….), ceux qui regardent cette scène de crime au cinéma qui sentent même pas un pincement au cœur…

Elle est dévastée ! Elle est déprimée et en burn-out depuis 4 mois maintenant.

Tu sais ce qui la rend encore plus dingue ? C’est que le life coach qu’elle a payé 60 euros lui a dit qu’elle était jalouse de ces gens qui font de la merde…

Alors elle laisse cette vidéo.

https://youtu.be/q_D0mKpftoI?si=vcsW98e5tAqXOE9T


No comments:

Post a Comment