Elle avait
24 ans quand elle a rencontré cet homme belge. Elle venait d’arriver en Belgique.
Au début, ils ont dû un peu chercher l’harmonie entre eux. Ce n’était pas
facile. Elle venait de quitter son pays et sa famille. Pour elle, l’idée de s’éloigner
de son pays natal et sa famille définitivement était difficile. Elle avait
appris le français au lycée mais elle se souvenait plus trop, elle devait
parler presque tout le temps parler en anglais. À L’université, il y avait des
étudiants de tous les pays, elle ne les comprenait pas très bien non plus. Elle
se sentait pas à sa place. Il y avait des autres histoires d’amour qui faisaient
aussi un font de bruit. Après 3 ans, ils se sont séparés. Elle ne savait pas si
elle aimait l’homme belge ou cet homme qu’elle avait rencontré en Turquie. Elle
n’était pas sure si Papa l’aimait aussi. Elle ne savait pas si elle voulait
vivre en Belgique ou retourner à son pays la Turquie et à sa famille. Elle a quitté l’appartement à Auderghem. Elle a
commencé à habiter à Jezus-Eik dans une chambre faisant partie d’une maison
familiale avec une maman divorcée et ses filles. Elle était entre deux hommes et
deux pays dans cette petite chambre. Retourner au bras d’un homme plutôt traditionnel
qui représente la régression, l’instabilité et rester coller à des liens familiaux
tordus ou rester avec l’homme qui représente l’ouverture d’esprit, la progression,
la stabilité et quitter ce zone de relations envahissantes et cette pression
sociale. Elle les aimais tous les deux. Ils étaient tous les deux des belles
personnes. Mais selon son éducation et la norme sociétale ce n’est pas accepté
d’aimer plus qu’une personne. Au moins à la fois… Même au fond d'elle, elle sait
que c’est complètement faux, même elle sait que nous ne sommes pas faits pour
être avec une seule personne, à cause de son éducation, pour elle aussi c'est difficile d’accepter que la personne avec qui elle
a construit ses fondations, aime quelqu’un
d’autre qu'elle… La dilemme. N’est-ce pas ? Peut -être vous, vous aurez
une autre libération qu'elle.
Un jour elle
a vu une vision quand elle était avec l’homme de son pays. Elle était
physiquement avec cet homme mais spirituellement, elle était avec cet homme
belge, mariée, elle avait ses enfants et heureuse. Elle a quitté son pays et cet
homme en prenant la décision de ne plus y retourner après. Elle les a quitté ce
n’est pas parce qu’elle ne les aimait plus. Mais ce n’était plus possible et
vivable pour elle. Tout simplement.
L’homme
belge et elle ont discuté pour se comprendre et même ils parlaient peut être
pas la même langue, leurs cœurs trouvaient la sérénité l’un à côté de l’autre.
Ils voulaient partager le même chemin et ils ont décidé de chercher la maison
où ils peuvent fonder leurs racines à deux et donner leurs fruits et leur amour
en se divisant en se multipliant. Après beaucoup d'efforts, ils ont réussi à reconstruire
leur maison. Ils étaient prêts à accueillir une nouvelle vie et partager leur
amour.
Porter une
vie dans son corps et mettre cette vie sur terre, c’est une privilège oui. Mais
aussi effrayant, toute cette transformation qu’une femme doit subir
physiquement et mentalement. Porter cette vie emmène aussi la responsabilité de
la protéger à tel point que la vie de toi-même n’a plus beaucoup d’importance à
tes yeux mais tu vis pour protéger cette nouvelle vie. Et tu t’inquiètes. Tu ne
sais pas comment éduquer un enfant. Personne te l’a appris. Tu ne sais pas
comment porter un bébé. Un rush d’hormones, d’émotions au-dessus de ta tête. Tu
as tes idées et les gens autour ont des autres. Tu veux être le meilleur parent
du monde, tu lis, tu écoutes, tu regardes, tu poses des questions. Tu ne sais
pas comment l’accouchement va se passer. Tu auras mal ou pas ? Tu entends
pleins d’expériences autour de toi. Est-ce que son vagin va être déchiré ?
Est-ce que cela sera une césarienne d’urgence ? Est-ce que cela va durer
longtemps ? Est-ce que elle a de la
force pour accoucher ? Est-ce que moi Elle vais survivre ? Est-ce que
son bébé va survivre ? Est-ce que son bébé va accepter le sein ?
est-ce qu’il va pleurer ? Est-ce qu’il va être en bon santé ? Il va
ressembler à son papa ou à moi ? Est-ce que Elle vais continuer à aimer
son papa ? Son papa va-t-il continuer à m’aimer ? Est-ce que j’aurais
une vie sexuelle normale ? ou Elle vais devoir l’abandonner ?
Qui sera-t-ell après cet enfant ? Qu’est-ce qu’il va changer dans sa vie ? qui
va partir ? Qui va rester ? Elle accouche d’un petit garçon de 2kg700 49 cm le
23 Septembre 2018. Elle était dans l’eau. L’accouchement s’est trop vite passé. Il arrive 2 semaines plutôt que prévue. Sans péridurale. elle a mal. Son mari
était à côté. En train ramasser les cacas dans l’eau car Elle pousse sans le
savoir. elle a mal. L’eau étaient visiblement bouillante. Mais c’était la
seule chose qui la faisait du bien. elle est avec son bébé enfin. Qui est en
bon santé. Elle le connait pas. On a partagé son corps mais elle le connais pas
comme il faut. Elle ne comprend pas. Elle a l’impression qu'elle vient de sortir d’un
match de boxe. Elle ne sait pas si elle a perdu ou elle a gagné. Il prend son sein et c’est parti. Le bain,
les couches, les visites… C’est son premier bébé. Elle a difficile à le partager. Elle veut rester dans
son cocoon. Ses parents sont là. Ils m’aident beaucoup. Son père se réveille
avec moi. Sa mère cuisine. Son mari se balade avec lui quand il est de retour. C'est leur premier. Son fils a pleins d’attention.
C’est un
bébé d’amour qui remplit leurs cœurs. Avec ses yeux qui percent leur âme il les apprend à être parent et on redevient des enfants avec lui. On apprend des dinosaures,
on commence à voir aussi nos faiblesses et handicapes. Beaucoup de remise en question. Mais on
apprend. On s’excuse. On essaie. Ça reste une expérience bouleversante…
Il grandit.
On vieillit. On veut qu’il a quand même un frère ou une sœur. Quand on sera
plus là, ils auront toujours l’un l’autre. Les mêmes questions que la première
fois.
C’est covid.
Elle est en retard de deux semaines. À l’écho son cœur bat trop rapidement. On
veut déclencher l’accouchement. Elle a peur.
Elle pleurs. J’appelle son mari. J’essaie de rester calme. Elle vais aller
chercher sa valise de la voiture toute seule. Elle prend une douche avant qu’on
me donne l’ocytocine. Son mari est là et ça commence autour de 18h. Elle a des contractions à cause de médicament mais c’est
pas si intense comme ça l’était avec son fils. Elle sent que son col n’est pas
dilaté. Elle sent que le travail n’avance pas. Mais le cœur de sa petite va
mieux. Pour accélérer les choses car Elle
n’a pas envie de passer toute sa nuit à l’hopital, on décide de rompre la poche
vers 10h. Et là, les vrais contractions sont là ! elle explose. Elle me
mets dans la baignoire. La douleur traverse tout son corps. Elle a l’impression que c’est un tremblement de terre
et la faille passe au milieu de son corps. Elle demande la péridurale. Son mari
me prend dans ses bras. Ça me soulage Elle est safe. Mais entre les contractions
recevoir cet aguille au milieu de son dos c’est bizarre. La péri fait son
effet. Seulement de côté gauche Elle sent encore la douleur des contractions.
On me couche sur le côté gauche et là elle a l’impression qu’on a placé les hautparleurs d’une
fête techno dans son ventre. Elle sent la pression des contractions mais plus
la douleur. On papote, on regarde des vidéos.
Je commence
à avoir une seule envie ! Faire caca !!! et oui accoucher c’est un
peu la même sensation. La sagefemme prévient la gynéco. Mais moi elle ne sait plus
l’attendre. Elle pousse. C’est sa sage-femme qui le chef d’orchestre et elle la
suit. Elle sent un peu ses contractions, un peu ses ordres. Et voilà sa petite
fille.
On est
alives. On est dans une chambre partagée car l’hôpital est pleins à craquer. Elle
se sent bien. Elle sent que elle peut la gérer seule. elle dit à son mari qu’il
peut partir se reposer et revenir nous visiter après. elle est seule avec sa
fille. Quelle sensation magique de ne pas être dérangé. Il n y a pas d’intrusion.
Wow ! à part la peau de son ventre qui pend et ses pieds gonflés comme celui
d’un ogre, Elle se sent bien. Juste une sensibilité au niveau de son dos à
cause de l’aguille mais c’est tout. Malgré tous les inquiétudes, elle l’aime, elle
l’accueille.
Le jour de
rencontre avec son frère arrive. Elle ne sait pas comment gérer. Car à côté de son
fils de 2ans et demi, sa fille qui vient de naitre a l’air impuissant. Et son
fils qu’elle aime autant devient un bulldozer qui peut écraser sa petite poupée
sans le faire exprès. Là elle commence à sentir la culpabilité et l’insuffisance
en continu. Elle doit répondre à ses deux chefs qui ont des besoins
complètement différents. L’un veut aller au parc en même temps que l’autre veut
que je nettoie sa défécation ou l’un veut voler au-dessus d’un mur en même
temps que l’autre veut aller dormir. Que faire pour garder ces chefs contents ?
Sans dormir et rarement trouver des moments pour se nourrir. Lessive remplit
jusqu’au-dessus de sa tête. La maison est un bordel. Elle a des fuites
urinaires mélangé avec le sang quand elle éternue. ses parents ne sont pas là…
Elle doit
de nouveau donner son bébé d’amour à quelqu’un qu'elle ne connait quasi pas (mais
ouf c’est l’accueillante de son fils donc ça va) et reprendre le boulot (pas le
boulot de Elle mais le boulot pour faire tourner la baraque)…
Là, Elle
tombe sur cette accueillante qui est en train d’écouter IAM à fond avec un
verre de rosé dans sa cuisine en laissant pleurer sa fille et les autres bébés
dans la chambre à côté. Elle l’emmène sa fille qui était clairement en train
pleurer plus que 20 min. (merci sleeping training. Grace à toi, elle a pu détecter le degré de chagrin de sa fille) et
là paf. Elle a confié son fils à cette
dame pendant 2 ans… les flashbacks… les moments que Elle disais à son mari qu’il
y a des choses bizarres avec elle. Elle m’a dit qu’elle avait trouvé son fils
sur la rue devant chez elle. Mais que elle a continué à lui faire confiance au lieu de
faire confiance en elle-même.
Mais la vie
continue… Sa belle-mère vient à l’aide. Garde sa fille jusqu’à ce qu’on trouve
une crèche. Quelle galère…
La crèche qu’on
trouve pour sa fille, c’est son coup de cœur quand on cherchait une crèche pour
son fils. C’était une crèche formidable. Chère mais formidable. Elle est
reconnaissante.
Elle a l’impression que les choses sont dans les rails.
Elle reçoit une opportunité dans une petite société innovante en même temps que
des autres propositions. Elle accepte l’offre de cette petite boîte… Elle tombe
dans un environnement toxique. Elle doit avouer qu’il y aussi des personnes
merveilleuses avec qui elle apprécie énormément de travailler. Mais quand on voit que les gens qui mentent et
sont pas intègrent reçoivent de promotions ou on donne pas de promotions à ceux
qui méritent en montrant ces personnes tordues comme example, là il y a un
problème.
Et ce gens
sont indifférents aux politiques qui regardent sans rien faire contre les guerres
autour du monde (Taiwan, Philistine, Iraq, Ukraine, Syrie….), ceux qui
regardent cette scène de crime au cinéma qui sentent même pas un pincement au cœur…
Elle est
dévastée ! Elle est déprimée et en burn-out depuis 4 mois maintenant.
Tu sais ce qui
la rend encore plus dingue ? C’est que le life coach qu’elle a payé 60 euros lui a dit qu’elle était jalouse
de ces gens qui font de la merde…
Alors elle laisse cette vidéo.
https://youtu.be/q_D0mKpftoI?si=vcsW98e5tAqXOE9T
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